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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 18:03
Et oui, je me réveille !

J'ai lu le dernier article de Malaga "quel silence !" J'avoue ne pas avoir eu le courage de remonter plus loin dans le temps.
Je savais avant d'avoir lu la signature que c'était Malaga qui l'avait écrit. En lisant ensuite l'unique commentaire qui suivait, je savais que c'était Cargi qui en était l'auteur sans que je ne me pose la question. Ce n'est qu'après que j'ai réalisé (tiré de l'anglais et francisé improprement) ce que cela voulait dire : vous choisirez la version que vous préférez.
Soit le style inné de chacune est unique, irremplaçable, intemporel et inimitable, ce qui ne veut pas dire qu'il soit bon mais c'est un autre sujet... (et là vous vous dites : c'est bien cette langue de vipère de Véronique qui écrit ! Ah la vache !).
Soit nous nous connaissons tellement bien au bout de ces nombreuses années d'échanges hautement intellectuels ou bassement médisants que la moindre remarque ou la moindre pointe porte la marque, reconnaissable par chacune, de son auteur.
Soit notre bibliovoracité nous donne envie de trouver à l'instar de cette chère Gavalda notre propre style que nous faisons connaître plus ou moins timidement en écrivant sur ce blog qui sera notre tremplin vers une grande carrière d'écrivain encore inavouée (je n'ai pas encore réussi à battre Proust mais j'y arrive presque !)
Soit il n'y a pas vraiment de style d'écriture mais des caractéristiques reconnaissables : les fautes d'orthographe de Malaga, les ordre de Cargi, les fautes de frappe de Marie-Claire, l'absence de commentaires de Patricia, etc.
Soit il y a une autre explication que je vous remercie de me donner.

Pour un retour, je suis un peu longue donc j'arrête. Je voulais juste vous donner un axe de réflexion pour les prochaines fois où nous nous verrions pour le cas improbable où vous n'auriez pas de sujet de conversation !
Bonne soirée les mémés.
Verbau
Par Verbau - Publié dans : biblienfolie
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 18:07

"A l"abri de rien "c'est le titre du livre de Olivier Adam que j'ai lu avant mon opération, c'était prémonitoire : on n'est jamais à l'abri de rien...je ne m'attendais pas à me retrouver sur une table d'op qq jours plus tard... bon mais le livre n'a rien à voir avec ça , c'est l'histoire d'une pauvre fille paumée dans sa tête qui se trouve embarquée dans une assoc qui s'occupe des sans papiers, ça se passe qqpart à côté de Sangatt, en s'occupant des autres elle oublie sa petite vie étriquée, mais aussi ses enfants et son mari, un mari que je trouve admirable dans l'histoire...mais je ne sais pas bien où l'auteur veut en venir ? Catherine c'est un de tes bouquins pourras tu éclairer ma lanterne ?

Après j'en ai lu un plus facile "Le secret de Lily Quinn" de Paulina Simons (l'auteur de Tatiana et Alexandre, Carmel,mais ça n'a rien à voir) mi-polar, mi-roman d'amour sentimental, mais qui m'a bien fait passer le temps : La coloc de Lily a disparu, un flic prend l'enquête en main et tombe amoureux de Lily,qui gagne au loto et qui tombe gravement malade, il y a un frère politicien pas net, une mère en pleine déprime... ça m'a bien tenu en haleine plusieurs jours !

Pour la clinique j'avais pris un polar d'un espagnol : Manuel Vazquez Montalban qui est parait-il un peu le san Antonio espagnol, pas très facile à lire car on se demande jusqu'au milieu du livre si c'est vraiment un polar ! il y a de très bonnes descriptions de l'atmosphère de Barcelone puis de Bankok, une course poursuite à travers la Thaïlande mais une enquête qui tombe un peu à plat...

J'avais aussi apporté un livre que je lis par petits bouts : "les contemplatives : des femmes entres elles" (je suis un peu obsédée of course) écrit en 1978 par une journaliste de libé, sufragette de la libération de la femme et homosexuelle qui est tellement intriguée par le phénomène des religieuses contemplatives qu'elle fait une enquête très approfondie . Elle etudie chapitre après chapitre, l'emploi du temps, le costume, le travail, l'engagement, la sexualité...le pourquoi, le comment...tout y passe et on sent que finalement elle comprend des tas de choses qui lui paraissaient inconcevables! c'est très interessant mais je ne vous le passerais pas cette fois ci , je ne l'ai pas fini

Et puis je viens de commencer "Mille soleil splendides" par l'auteur des "cerfs volants de Kaboul" chers à Roseline , très très bien mais il vient de mon autre bibliothèque, si vous voulez le lire il faut l'acheter !

ouf j'ai rattrapé mon retard ! à vous les filles !

Par malaga - Publié dans : biblienfolie
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 21:42

JE SUIS

 

 

Dédié aux dingues qui m’ont suivi jusque là…à qui le pape, après Jésus révèle le secret du bonheur. Dernier post avant le second tome, ne vous inquiétez pas, il n’est pas encore paru…

 

 

Jean VIII, 23, 24 : « Si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS , vous mourrez dans vos péchés. » Les juifs posent alors la question : « Qui es tu ? » Que veut dire la réponse : « que moi, JE SUIS. » ?

 

Exode 3, 14 : « Comment t’appelles tu ? » YHWH nom imprononçable dont la signification n’est pas moins énigmatique que « JE SUIS ». « Je suis celui qui suis », Dieu se désigne lui-même comme « JE SUIS ». Il est, purement et simplement.

 

A l’époque où Israël n’avait pas de terre, Dieu s’était retiré de la concurrence entre les divinités car un dieu sans terre ne pouvait être honoré et ne pouvait donc être un dieu. Israël avait compris que son dieu était « Dieu » par excellence. Dieu se présente dans son unicité dans la formule « JE SUIS ».

 

Jésus ne se situe pas à coté du Je du Père mais il renvoie au Père. Jésus est entièrement relation au Père. Le « JE SUIS » se situe totalement dans la nature relationnelle entre le Père et le Fils.

 

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn VIII, 28). La Croix est le sommet de l’amour jusqu’au bout. Sur la Croix, Jésus est à la même hauteur que Dieu qui est Amour. C’est là qu’on peut le « connaître », qu’on peut comprendre le « JE SUIS ».

 

Dans St Jean JE SUIS est employé 7 fois pour concrétiser une image : le pain de vie, la lumière du monde, la porte, le bon pasteur, la résurrection et la vie, le chemin, la vérité et la vie, la vraie vigne. C’est une variation sur un même thème à savoir que Jésus est venu dans le monde pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance. (Jn X,10).

 

L’homme ne désire en fin de compte qu’une seule et unique chose : la vie, la plénitude de la vie, le «bonheur». St Jean l’appelle « le comble de la joie ».

 

C’est la demande du Notre Père : « que ton règne vienne ». Le règne de Dieu est la plénitude de la vie pour tout le monde , c’est le monde parvenu à sa forme juste, l’unité entre Dieu et le monde.

 

L’homme n’a besoin que d’une seule chose qui les contient toutes mais il lui faut faire le tour de ses désirs superficiels pour apprendre à discerner ce dont il a vraiment besoin et ce qu’il veut vraiment. Il a besoin de Dieu.

 

Jésus nous donne la vie parce qu’il nous donne Dieu. Il peut nous le donner parce qu’il est lui-même un avec Dieu. Il est lui-même le « don », il EST « la vie ».

 

Par malaga - Publié dans : biblienfolie
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 21:47

LE FILS

 

 

 

 

Dédié à Timothée

 

 

L’empereur Auguste, sous le règne duquel Jésus était né, avait transposé à Rome l’antique théologie royale orientale (Egypte par exemple) en se proclamant lui-même « Fils du divin »  (César), fils de Dieu.

 

A ce moment de l’histoire se rencontrent la prétention à la royauté divine de l’empereur romain et la foi chrétienne selon laquelle le Christ ressuscité est le véritable Fils de Dieu.

 

La « Seigneurie » de jésus sur les peuples de la terre n’a aucun caractère politique. Ce roi règne désormais à partir de la croix sur un monde totalement nouveau. L’universalité s’accomplit sur le mode humble de la communion dans la foi, ce roi règne par l’intermédiaire de la foi et de l’amour, pas autrement.

 

Dans le titre de « Fils de Dieu » la foi chrétienne se heurte à la revendication du caractère totalitaire du pouvoir politique impérial. Elle poussera au martyre en communion avec le Crucifié qui règne, lui, uniquement «  par le bois ».

 

L’expression « Fils » se retrouve 18 fois dans l’évangile de Jean et dans St Matthieu, on lit (XI  25,27) « Personne ne connaît le Fils sinon le Père  et personne ne connaît le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ».

 

Cette connaissance implique quelque chose comme l’égalité, implique aussi un processus d’assimilation. Connaître réellement Dieu présuppose la communion avec Dieu, voire l’union ontologique avec Dieu.

 

La volonté du Fils ne fait qu’un avec la volonté du Père. Au Mont des Oliviers, Jésus attire jusqu’à lui la volonté humaine, où il la fait entrer dans sa propre volonté de Fils et ainsi dans l’unité de volonté avec le Père. Dans le Notre Père l’unité de volonté devient unité de connaissance.

 

A qui le Fils veut il le révéler ? Aux tout petits, aux simples.

 

Voir le texte de St Luc X, 22 ce cri d’allégresse messianique : « … ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits… »

 

Et encore St Paul : « …Au contraire ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde , voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort… »

 

Isaïe 29, 14 : « La sagesse des sages, je la mènerai à sa perte et je rejetterai l’intelligence des intelligents » Et il ne restera plus que Timothée, hé, hé !!!

 

Comment accéder à cette simplicité : Mt V,8 : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » Cette pureté de cœur est l’ultime simplicité qui ouvre notre vie pour que notre volonté devienne volonté du Fils.

 

Etre Fils signifie être en relation, signifie qu’on abandonne l’autonomie qui s’enferme en elle-même. Jésus se subordonne totalement au Père en tant que Fils, pour cela il est dans un rapport de totale égalité avec le Père et il ne fait vraiment qu’un avec Lui.

 

 

 

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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 21:12

LE FILS DE L’HOMME

 

 

 

 

Expression qui apparaît 14 fois dans la bouche de Jésus pour le seul Evangile de Marc. Les évangélistes, eux, parlent du Messie (Christ) de Kyrios (Seigneur) ou de Fils de Dieu.

Expression qui convient parfaitement au style de prédication de Jésus qui parlepar énigmes et paraboles, essayant ainsi de rapprocher petit à petit ses auditeurs du mystère.

 

Marc (II 27, 28) : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Dans « le Fils de l’homme », l’homme se révèle comme il devrait être en réalité. A l’aune du «  Fils de l’homme », à l’aune de Jésus, l’homme est libre et sait faire un bon usage du sabbat en tant que jour de la liberté venant de Dieu et pour Dieu.

 

Matthieu (XXV 31, 46) : Dans la parabole du jugement dernier, le Fils de l’homme qui juge, s’identifie avec ceux qui ont faim et soif, avec les étrangers, avec ceux qui sont nus, malades ou prisonniers bref avec tous ceux qui souffrent dans le monde. En devenant homme, il a opéré cette identification jusqu’au détail le plus concret. Il est le prisonnier, l’accusé et il meurt nu sur la croix. Il y a une unité interne entre la croix et la gloire, entre l’existence terrestre dans l’humilité et le pouvoir de juger le monde.

 

Marc (II, 5) : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés », remettre les péchés est uniquement l’affaire de Dieu. « Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi » C’est précisément cette prétention divine qui mène à la Passion.

 

Marc (X, 45) : « Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude ». Jésus s’identifie ici avec le Serviteur souffrant et mourant d’Isaïe. Dans la Passion et la mort, la vie du Fils de l’homme devient « existence pour » sauver la multitude. Par sa mort « pour la multitude », il franchit les limites de l’espace et du temps et l’universalité de sa mission s’accomplit.

 

Jésus a vécu en se basant sur la Loi et les Prophètes dans leur totalité. Jean exprimera cette idée dans son prologue : Jésus lui-même est « le Verbe ». « Toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur « oui » dans sa personne. » (Paul 2 Co 1, 20).

 

Ce qui nous est donné dans l’expression énigmatique « Fils de l’homme » c’est l’originalité première de la figure de Jésus, de sa mission et de son être. Il vient de Dieu, il est Dieu. Mais en assumant la nature humaine, il apporte la véritable humanité.
Par malaga - Publié dans : biblienfolie
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